Bach J.S. (1685-1750) Sonates pour Viole de gambe. Wieland Kuijken & Gustav Leonhardt.

Posted in Bach J.S. on 17 janvier 2026 by René François Auclair

Sonate bwv 1027 en sol majeur

Sonate bwv 1028 en ré majeur

Sonate bwv 1029 en sol mineur

Wieland Kuijken, viole de gambe anonyme 18e siècle.

Gustav Leonhardt, clavecin Skowroneck 1962 d’après Dulcken.

Enregistré à Schloss Wannegem-Lede en 1974.

HM. 1989. 77044-2-RG. 46m.26s.

Appréciation: Superbe*****

Sonate bwv 1027 en sol majeur

Sonate bwv 1029 en sol mineur (Vivace)

Deux maîtres incontestés se retrouvent sur ce disque, dans la lignée de l’authenticité historique. Wieland Kuijken et Gustav Leonhardt ont marqué leur époque en remettant à jour ces oeuvres, plutôt mineures, mais essentielles du grand Sébastien. Elles furent sans doute composées à Cöthen entre 1717-23, où le prince Leopold pratiquait lui-même la viole de gambe. Leur forme est celle de la sonate en trio, à trois voix obligées, strictes et savantes. L’interprétation est celle de l’épure et de la réserve. Leonhardt articule et délie la musique de Bach comme lui seul sait le faire. Il dépose également sur son clavier de légers retards créant des climats méditatifs et profonds. Kuijken fait résonner, avant tout, les subtilités propres à son instrument. La mélancolie, le chant parfois funèbre de sa viole hypnotise et touche à la fois le coeur (ténébreux andante bwv 1027). Tout en pudeur, du grand art.

Bach, J.S. (1685-1750) Suites orchestrales. Musica Antiqua Köln. Reinhard Goebel.

Posted in Bach J.S. with tags on 1 janvier 2026 by René François Auclair

Suites bwv 1066-1069.

Suite bwv 1070 (WF.Bach?)

Reinhard Goebel, violon et direction.

Wilbert Hazelzet, flûte traversière baroque.

Enregistré en 1982 à Cologne.

Archiv/DG. 1982. 415671-2. 2cds. 110m.32s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Ouverture bwv 1066 en do majeur

Rondeau de la suite bwv 1067

Aria de la suite bwv 1068

Ouverture bwv 1069 en ré majeur

L’arrivée du Musica Antiqua Köln a bousculé les convenances de la musique baroque, jusque là guindée dans un style un peu trop confortable. Leur jeu enlevant et rythmé a dynamisé les oeuvres de Bach comme l’aurait fait un groupe de rock and roll! Cette version des Ouvertures est demeurée la plus flamboyante. Le souffle et la vivacité de l’interprétation fait danser la musique de Bach comme jamais. Un incontournable.

Bach, J.S. (1685-1750) Ouvertures orchestrales. Il Fondamento. Paul Dombrecht.

Posted in Bach J.S. on 1 janvier 2026 by René François Auclair

Suites bwv 1066-1069. (Versions originales)

Enregistré au Clôitre St-Vincent-Paul, Gijzegem en 2010.

Fuga Libera. 2010. FUG580. 2cds. 101m.10s.

Appréciation: Superbe*****

Sans tambour, ni trompettes, ni flûte, Paul Dombrecht et son ensemble néerlandais propose les premières versions des célèbres suites de Bach. Mise à part la suite bwv 1066 qui est restée dans son état d’origine, les autres ont subies des remaniements importants par le compositeur. Ces dernières sont les plus connues, les plus éclatantes. Mais bon, comme tout bon chercheur d’authenticité historique du mouvement baroque, Dombrecht a jugé que ces oeuvres devaient être enregistrées. Le constat général est un peu mitigée lors de l’écoute. La fameuse Badinerie sans flûte? Vraiment? Nos habitudes sont tellement enracinées, qu’on est un peu déçu du résultat.

Ceci étant dit, l’interprétation est vraiment superbe. La sonorité générale est galbée, riche et voluptueuse. Les hautbois baroques (bwv 1069) sont bien mis en valeur, d’une belle rondeur de timbres. Les danses sont séduisantes, tendres et à la fois rythmées. Cet album demeure la meilleure alternative des Ouvertures de Bach. On aime beaucoup.

Suite bwv 1067 en la mineur pour cordes (extraits)

Suite bwv 1068 en ré pour cordes (extraits)

Suite bwv 1069 pour 3 hautbois et cordes (extraits) 

Bach, J.S. (1685-1750) Concertos Brandebourgeois. Gustav Leonhardt, direction.

Posted in Bach J.S. with tags on 19 décembre 2025 by René François Auclair

Concertos Brandebourgeois bwv 1046-51.

Les Frères Kuijken, Frans Brüggen, Anner Bylsma,

Paul Dombrecht, Bob van Asperen et autres musiciens jouant sur des instruments originaux.

Enregistré à Doopsgezinde et Lutherse Kirk, Haarlem, Pays-Bas en 1976-77.

Ingénieur: Wolf Erichson.

Sony/Seon. 1997. SB2K62946. 2cds. 99m.39s.

Appréciation: Sommet du Parnasse******

Brandebourgeois no.1 Menuet 

Brandebourgeois no.4 Presto

Brandebourgeois no.6

Gustav Leonhardt: « Si on réussit à être convaincant, l’interprétation paraîtra authentique. Si on cherche seulement à être authentique, on ne sera jamais convaincant. Ainsi puis-je espérer sincèrement que cet enregistrement ne sera qualifié ni de définitif, ni d’authentique. Plus essentielle est la question de la qualité artistique. »

On est d’accord sur un point avec maître Leonhardt: Cet album n’est pas la version définitive des Brandebourgeois! Quand on l’écoute aujourd’hui on se rend compte à quel point le temps a passé. Les rythmes qui frôlent parfois l’anémie, les violons anciens qui grincent, l’austérité de l’interprétation: la vision de Leonhardt et son équipe de baroqueux a vieillie. Mais, c’était l’âge du dépouillement, de l’articulation claire qui révèle la musique telle qu’elle est. En cela il fut un pionnier du renouveau baroque.

Les années 70 furent celles de la redécouverte passionnante des manuscrits originaux et la recherche d’authenticité, comme un retour à la nature des choses. C’était dans l’air du temps, on jouait Bach en chemise de lin et en robe paysanne, au lieu des tuxedos et des robes de gala! La Mecque hollandaise des légendes du baroque s’est retrouvée sous l’impulsion de Leonhardt et ont créé un son tout à fait nouveau. Cinquante ans plus tard, on savoure cette bonne vieille tisane aux fleurs avec nostalgie. Qu’en déplaise à Leonhardt, son album est demeuré le plus authentique qui soit.